Fixer un hamac

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Où acheter le nécessaire de fixation

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Un hamac ne tombe presque jamais parce que la toile a lâché. Il tombe parce que la fixation a cédé. C'est la seule partie du montage qui ne pardonne pas l'approximation — et c'est aussi celle qui coûte le moins cher à faire correctement.

La charge réelle : comptez trois fois votre poids

C'est le chiffre que presque tous les tutoriels oublient. Un corps qui s'assoit doucement dans un hamac exerce à peu près son poids. Un corps qui se laisse tomber exerce brièvement deux à trois fois ce poids, et c'est ce pic-là qui arrache les chevilles.

Pour une personne de 80 kg, la fixation doit donc encaisser 240 kg sans broncher, sur chacun des deux points. Et ce n'est pas une charge verticale propre : la corde tire en biais, vers le bas et vers l'autre point d'accroche. C'est l'effort le plus défavorable pour une cheville, qui travaille alors en arrachement et en cisaillement en même temps.

La règle de sécurité qui résume tout : surdimensionnez la fixation, jamais la toile. Une toile qui se déchire vous dépose au sol. Une cheville qui s'arrache vous dépose au sol avec un morceau de mur, à la vitesse d'une chute.

Sur un mur : la cheville dépend du matériau, pas du hamac

Le murCe qu'il fautCe qui ne tient pas
Béton plein, pierre, brique pleine Cheville à expansion métallique de 10 à 12 mm, ancrée sur 60 à 80 mm Les chevilles plastiques de récupération
Parpaing creux, brique creuse Scellement chimique avec tamis, ou cheville à bascule métallique Toute cheville à expansion : elle écrase la cloison interne et sort
Plaque de plâtre (placo) Rien. On vise le montant ou le mur derrière Molly, araignée, cheville autoforeuse : toutes arrachent
Bois massif, poteau, poutre Piton à œil tire-fond vissé sur 60 mm minimum dans du bois sain Une vis à bois ordinaire, un piton trop court

Le test qui décide en dix secondes : percez 2 cm et regardez la poussière. Grise et fine, c'est du béton. Rouge, c'est de la brique. Blanche et farineuse qui s'arrête net après deux centimètres, c'est du plâtre — changez d'endroit.

Le détail des charges par type de cheville est sur la fiche charges et fixations.

Entre deux arbres : la sangle, jamais la corde

C'est la fixation la plus solide et la moins chère — à condition de ne pas tuer l'arbre.

Si les deux arbres sont trop éloignés, des sangles de rallonge rattrapent facilement un mètre de plus. S'ils sont trop proches, rien ne rattrape : il faut un hamac plus court, ou un troisième point.

Au plafond : seulement dans une solive

Un hamac accroché au plafond d'une véranda ou d'une chambre tire presque verticalement — c'est le cas le plus favorable pour le matériau, et le plus impitoyable sur le repérage.

Il faut viser une solive, pas l'espace entre deux. Un détecteur de montants à dix euros suffit à les trouver ; à défaut, on repère les têtes de vis du plafond, alignées au-dessus de chaque solive, tous les 40 à 60 cm.

Dans la solive, un piton à œil tire-fond vissé sur 60 mm minimum, dans l'axe du bois et non dans un nœud. Sur une dalle béton, une cheville à expansion métallique convient de la même façon qu'au mur. Dans un faux plafond en plaque de plâtre, rien ne tient : il faut traverser et atteindre la structure.

Sur poteaux : ce qu'il faut sceller

C'est la solution quand il n'y a ni arbre ni mur. Deux poteaux de bois de 10 × 10 cm minimum, scellés dans du béton sur 60 à 80 cm de profondeur, et légèrement inclinés vers l'extérieur — 5 à 10 degrés suffisent pour que la traction les redresse au lieu de les déchausser.

Un poteau simplement planté dans la terre, même profondément, sort au bout de quelques mois : la traction du hamac agit comme un levier et déplace la terre un peu plus à chaque usage. Si le scellement n'est pas possible, mieux vaut un hamac sur pied, dont le support est autoporteur.

La chaîne complète, maillon par maillon

Entre le mur et la toile, il y a quatre pièces, et la plus faible décide de tout.

  1. L'ancrage — cheville, sangle ou piton, selon le support
  2. L'anneau ou le crochet — en acier, jamais en aluminium moulé
  3. Le mousqueton — à vis, avec une charge de rupture annoncée. Les mousquetons de bagagerie, ceux qu'on trouve en quincaillerie à deux euros, ne sont pas prévus pour porter un corps
  4. La corde ou la sangle de réglage — c'est elle qui donne l'angle de 30 degrés

Chaque pièce doit annoncer au moins 200 kg. Celles qui n'annoncent rien ne sont pas des pièces de levage : elles sont décoratives.

Les cotes à respecter, quelle que soit la fixation

Ce qu'on mesureLa bonne valeur
Écartement entre les deux points3,00 à 3,50 m pour un hamac de 3,00 à 3,30 m
Hauteur des points d'accroche1,40 à 1,60 m du sol
Angle de la cordeenviron 30 degrés par rapport à l'horizontale
Garde au sol une fois occupé40 cm environ

Ces quatre cotes et leur schéma sont détaillés sur la page hamac.

Les questions qu'on me pose

Quelle cheville pour fixer un hamac dans un mur ?
Une cheville à expansion métallique de 10 à 12 mm dans du béton plein, de la pierre ou de la brique pleine, ancrée sur 60 à 80 mm. Dans du parpaing creux ou de la brique creuse, il faut un scellement chimique avec tamis — une cheville à expansion y écrase la paroi interne et finit par sortir. Dans une plaque de plâtre, aucune cheville ne tient : il faut viser le montant ou le mur derrière.

Quel poids doit supporter la fixation d'un hamac ?
Environ trois fois le poids de l'occupant, soit 240 kg pour une personne de 80 kg, sur chacun des deux points. Un corps qui se laisse tomber dans un hamac exerce brièvement deux à trois fois son poids, et c'est ce pic qui arrache les chevilles — pas le poids au repos.

Peut-on accrocher un hamac à un arbre sans l'abîmer ?
Oui, avec une sangle plate de 5 cm de large au minimum, enroulée deux fois autour d'un tronc d'au moins 30 cm de diamètre. Une corde fine, elle, cisaille l'écorce et peut tuer l'arbre en quelques saisons. Ni clou ni vis dans le tronc.

Peut-on fixer un hamac au plafond ?
Oui, mais uniquement dans une solive ou dans une dalle béton — jamais entre deux solives ni dans un faux plafond. Un détecteur de montants trouve les solives ; à défaut, les têtes de vis du plafond sont alignées au-dessus d'elles, tous les 40 à 60 cm. Un piton à œil tire-fond vissé sur 60 mm minimum dans du bois sain.

À quelle distance et à quelle hauteur fixer les deux points ?
Entre 3,00 et 3,50 m d'écartement pour un hamac de 3,00 à 3,30 m de longueur totale, et entre 1,40 et 1,60 m de hauteur. La corde doit descendre à environ 30 degrés de l'horizontale, et le point bas du hamac rester à 40 cm du sol une fois qu'on est dedans.

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