Banc d'entrée
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Où acheter un banc d'entrée
Les trois marchands français qui en proposent le plus large choix.
Un banc d'entrée se choisit sur trois cotes, et c'est la profondeur qui décide, pas la longueur. Dans un couloir, chaque centimètre pris sur le passage se paie tous les jours.
La hauteur d'assise : plus haute qu'un siège de salon
Comptez 45 à 50 cm. C'est volontairement plus haut qu'une banquette de salon, qui descend à 38-42 cm. La raison est pratique : on s'assoit dans une entrée pour se chausser, et on se relève une chaussure au pied. Une assise basse oblige à pousser sur les cuisses ; une assise haute se quitte en basculant le buste vers l'avant.
Si quelqu'un a du mal à se relever, montez à 48-50 cm et choisissez un modèle avec accoudoir ou dossier : c'est l'appui qui compte, plus que la hauteur.
La profondeur : 35 à 42 cm, et pas un de plus
Une assise de 35 cm suffit pour s'asseoir le temps de se chausser. À 42 cm on est confortablement installé. Au-delà, on gagne en confort ce qu'on perd en passage, et dans une entrée le passage gagne toujours.
Le calcul à faire avant d'acheter tient en une soustraction. Mesurez la largeur de votre couloir, retirez la profondeur du banc : il doit rester au moins 75 cm pour circuler à l'aise, 60 cm en dernier recours, et 90 cm si vous passez régulièrement en portant quelque chose à deux mains.
Un couloir de 110 cm avec un banc de 35 cm laisse 75 cm : c'est juste, mais ça passe. Le même couloir avec un banc de 45 cm ne laisse que 65 cm, et on se frotte au mur chaque matin.
La longueur : 60 cm par personne
C'est la même constante que partout ailleurs dans la maison. Un banc de 100 cm est un banc pour une personne et demie : deux adultes s'y assoient en se touchant les coudes. Pour que deux personnes s'y chaussent en même temps sans se gêner, il faut 120 cm.
Avec ou sans rangement : trois familles
Les niches ouvertes sous l'assise sont les plus pratiques au quotidien : on y glisse les chaussures du jour sans rien soulever. Elles sont aussi les plus visibles, donc les plus vite en désordre.
Le coffre à abattant cache tout, mais demande du dégagement au-dessus : vérifiez qu'aucune patère ni aucun manteau n'empêche l'abattant de s'ouvrir en grand. L'abattant doit avoir des charnières à frein, sinon il retombe sur les doigts.
Les paniers amovibles sont le compromis : un casier par personne, qu'on sort entièrement pour faire le tri. C'est la formule qui tient le mieux dans une famille.
Les matières, et ce qu'elles supportent
Le bois massif encaisse tout et se ponce quand il s'abîme. Le rotin et l'osier allègent visuellement une entrée étroite — un banc tressé paraît toujours moins encombrant qu'un bloc plein de même volume — mais n'aiment ni l'humidité d'un sas d'entrée mal ventilé, ni les chaussures mouillées posées directement dessus. Le métal tient la charge et se nettoie, mais il est froid à l'assise : il réclame une galette.
Dans tous les cas, si vous posez des chaussures trempées dans le rangement, prévoyez un fond ajouré ou un tapis de bac : un coffre fermé sans aération fait tourner le cuir en quelques semaines.
Les trois erreurs qui reviennent
Acheter la longueur disponible plutôt que la longueur utile : un banc qui touche les deux murs empêche de passer l'aspirateur et de poser un panier au sol.
Oublier la hauteur sous patères. Un manteau long descend à 130-140 cm du sol. Si les patères sont à 170 cm et le banc à 50 cm, le manteau traîne sur l'assise.
Choisir un abattant sans frein. C'est le seul point de sécurité réel sur ce meuble, et c'est celui qu'on vérifie le moins.
Posé au sol ou fixé au mur
Le banc suspendu libère le sol : on passe l'aspirateur dessous, l'entrée paraît plus grande, et c'est la seule solution qui fonctionne vraiment dans un couloir de moins d'un mètre. En échange, il impose une contrainte que les notices passent sous silence : la fixation reprend tout le poids des personnes assises, pas seulement celui du meuble.
Sur un mur plein (brique, béton, parpaing), des chevilles métalliques à expansion conviennent. Sur une cloison en plaque de plâtre, il faut viser les montants de l'ossature, qui sont espacés de 40 ou 60 cm : si le banc ne tombe pas en face de deux montants, il faut une traverse en bois vissée dans l'ossature, puis le banc sur la traverse. Les chevilles « spécial placo » ne tiennent pas une charge dynamique — quelqu'un qui se laisse tomber assis exerce bien plus que son poids.
Le banc posé, lui, ne pose aucune question de fixation mais demande des pieds réglables si votre sol n'est pas de niveau, ce qui est courant dans l'ancien. Un banc qui bascule d'un millimètre claque à chaque fois qu'on s'assoit.
Les hauteurs qui se croisent dans une entrée
Trois meubles se superposent au même endroit et personne ne vérifie qu'ils cohabitent.
Les patères se posent à 170-180 cm pour des adultes, 120-140 cm pour des enfants. Le miroir se centre à 160 cm du sol au milieu de la glace. Le banc occupe de 0 à 50 cm. Le conflit se joue entre les deux derniers : un manteau long descend à 130-140 cm du sol, donc il traîne sur l'assise d'un banc profond. La parade est simple — reculez les patères de 15 cm par rapport au nez du banc, ou montez-les à 180 cm.
Combien de paires rentrent réellement
Une paire de chaussures d'adulte occupe 30 cm de large sur 30 cm de profondeur posée côte à côte, 15 cm si vous les rangez l'une derrière l'autre. Une niche de 100 cm de large accueille donc trois paires de front, six en deux rangs — à condition que la hauteur suive : 15 cm suffisent pour des chaussures plates, il en faut 25 pour des baskets montantes et 45 pour des bottes debout.
C'est la hauteur de niche qui déçoit le plus souvent. Un banc avec deux niveaux de 12 cm est joli sur la photo et ne range que des ballerines.
Mesurer avant d'acheter : quatre mesures, dans cet ordre
1. La largeur du couloir, au point le plus étroit, poignée de porte comprise. 2. La longueur de mur disponible, entre les obstacles réels (plinthe chauffante, radiateur, battant de porte ouvert). 3. Le débattement de la porte d'entrée : tracez l'arc au sol, le banc ne doit pas l'entamer. 4. La hauteur sous patères si elles existent déjà.
Ces quatre chiffres suffisent à éliminer les trois quarts des modèles d'un catalogue, et ils se prennent en cinq minutes avec un mètre ruban.
Entretenir, selon la matière
Le bois huilé se reprend à l'huile une fois par an, le bois verni se raye et se répare mal. Le rotin et l'osier se dépoussièrent au pinceau sec et détestent l'eau stagnante : essuyez immédiatement une chaussure mouillée posée dessus. Le métal thermolaqué ne demande rien, mais une rayure profonde dans une entrée humide amorce une rouille qui remonte sous la peinture.